Alors, tactiquement, le PSG a battu Lyon 2-0 lundi soir, et les deux buts sont venus du banc. Senny Mayulu à la 72e minute, un tir d’environ 18 mètres sur un centre de Mika Godts. Puis Godts lui-même en fin de match, un tir placé dans le coin. Deux remplaçants, deux buts, un remplaçant qui fait la passe à l’autre. J’ai sorti ma farde de compositions sur la table de la cuisine et j’ai relu mes changements de dimanche.
Chez moi, j’ai cinq changements. Deux servent à aller chercher les enfants à la fin de la mi-temps. Un sert au gardien qui a un rendez-vous. Il en reste deux pour le football, et je les fais à la 80e, quand le délégué me fait signe que la buvette ferme bientôt. Au PSG, les remplaçants, eux, entrent et marquent. Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Le PSG jouait sans Ousmane Dembélé ni Khvisha Kvaratskhelia, entre autres. Matvey Safonov a dû s’employer plusieurs fois dans le but pour garder le zéro. Côté Lyon, Ruben Kluivert est entré à la 76e. Le match avait en plus été déplacé au lundi soir par les autorités parisiennes. Un lundi. Moi, le lundi, je regarde le classement de P3 comme un verdict ; eux, ils jouaient pour le changer, et ils ont repris la tête de la Ligue 1.
Ce que j’en retiens, c’est le centre de Godts pour Mayulu. Un remplaçant qui ne rentre pas pour défendre le résultat mais pour le faire. J’ai noté ça en rouge dans la farde, page des intentions. Mon ailier gauche va recevoir le message par GSM, et il va croire que c’est une erreur.
Deux buts du banc, c’est historique, je pèse mes mots. Ton banc à toi, Freddy, c’est un essuie et une jatte de café.
Elle n’a pas tort sur l’essuie. Mais à un terrain plat près, hein, mes deux derniers changements auraient aussi pu centrer d’environ 18 mètres. Le problème, c’est qu’à la 80e, chez nous, il fait déjà noir sur le terrain 2.
Le fait est vrai, on a vérifié : NOS.






