« Je pense qu’il n’y a rien. J’en ai parlé avec mon adversaire, même lui m’a dit ça », a dit Boukamir à la DH. C’est la phrase que Louise a recopiée dans son carnet, onglet « décisions ».
Question bête, mais : si les deux joueurs concernés sont d’accord entre eux, ça se passe où, après ? J’ai cherché à qui on l’envoie. Le penalty a été sifflé, transformé, et le seul témoin qui confirme la version de Boukamir, c’est l’autre équipe. Au basket, on demande à la table de marque, j’ai regardé. Ici, on demande à l’adversaire, et l’adversaire est d’accord, et il ne se passe rien. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le reste du match donne raison à tout le monde en même temps. Charleroi mène 2-0 après vingt-cinq minutes, sur un but de Mbemba à trois touches avec Pflücke et Romsaas, puis un ballon d’Ousou dévié en une touche par Pflücke pour Scheidler. Kohnen a parlé de « contrôle complet pendant 35 minutes avec deux magnifiques buts ».
Ensuite Nzita perd le ballon, Keita glisse, Nunes sert Vanzeir, 2-1. Scheidler remet deux buts d’écart à la 61e sur un penalty obtenu par Nzita, Ngoura ramène le Cercle à 3-2 à la 73e, et Van Den Kerkhof perd encore un ballon à l’entrée de sa surface à la 89e sans que le Cercle n’égalise.
Le Cercle de Lars Friis avait renoncé à son pressing habituel à la perte du ballon. Kohnen ne l’avait pas prévu : « On pensait qu’ils presseraient davantage. » Autre phrase notée par Louise, onglet « préparation », avec un point d’interrogation au crayon.
Trois semaines de trêve après un 18 sur 21, franchement, le calendrier est fait contre nous. On était lancés, on nous coupe, et on repart au Standard. Enfin, il y a du positif.
Boukamir résume autrement : « Nous ne voulions surtout pas nous relâcher. […] On sent qu’il y a une maîtrise dans cette équipe malgré deux buts évitables. » Après la trêve, Charleroi va au Standard, puis à l’Antwerp, avant de recevoir La Louvière.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.






