Un vendredi, deux listes, une famille. Mark van Bommel, 49 ans, lit ses 28 Diables Rouges. Aux Pays-Bas, Xavi appelle Ruben van Bommel, 22 ans, joueur du PSV, pour la première fois.
Le père a été interrogé sur la nouvelle en conférence de presse. Il a répondu : « Tu crois que je le savais déjà ? », puis : « Je suis très fier. J’ai moi-même joué pour l’équipe nationale des Pays-Bas », a-t-il dit à HLN.
Un sélectionneur qui entraîne un pays et qui a joué pour l’autre, et son fils appelé par le second le jour où il annonce le premier. En 1980, un homme avait une équipe, un maillot, et ça tenait dans une phrase. Je ne critique pas. Je compare.
Il y avait un deuxième sujet dans la salle. Deux semaines plus tôt, lors d’Ajax – PSV, Ruben van Bommel avait commis une faute sur Aaron Bouwman, 19 ans, et n’avait reçu qu’un carton jaune. Le père a tranché en public : « Il méritait un carton rouge », avant d’ajouter : « Mais encore une fois, il ne faut pas y mêler d’autres choses. » Il a aussi dit qu’il fallait juger les moments du match tels qu’ils sont sur le terrain, et rien d’autre.
Le père donne le rouge de son fils devant douze micros. De mon temps, ça se disait dans la voiture, entre le stade et la maison, et personne ne le notait. Enfin. C’est l’époque.
Louise, elle, a demandé si le fils recevait la liste de son père par téléphone ou par la télévision. Personne n’a su répondre.
Ruben van Bommel en est à deux buts et quatre passes décisives après six matches d’Eredivisie.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




